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Cela faisait des années que nous entendions parler de possible "pénurie de pilotes", il y a bien eu quelques soubresauts dont certains en ont profité au passage mais beaucoup sont restés sur le carreau et résultat, plus personne n’y croyait.
Or, depuis plus d’un an ces soubresauts se sont transformés en un mouvement de fond et celui-ci s’amplifie de jour en jour, les portes des compagnies aériennes de tous niveaux sont grandes ouvertes et la pénurie de pilote annoncée est bien réelle, si bien que certaines d’entre elles manquent cruellement de pilotes et doivent réduire leurs lignes, revoir leurs horaires et réorganiser les équipages, bref tout le monde est surpris par l’ampleur du phénomène.
D'après les prévisions à long terme, et l’on parle de plus de dix ans, nous ne sommes pas au sommet de la vague, ce qui laisse à penser que le milieu aéronautique est en pleine mutation et qu’il va y avoir de gros changements dans les années à venir. Les conditions de travail vont changer, les équipements vont évoluer, le transport aérien est en pleine expansion.
 
Tout d’abord on peut se demander comment se fait-il que les grandes compagnies ne l’ont pas vu venir ? Comment se fait-il qu’elles n’aient pas mis en place des processus à long terme ? Comme de passer des accords avec des organismes de formation ? Mais ceci est un autre débat.
Il faut reconnaître que l’aviation a toujours fonctionné par cycle, avant c’était des cycles de dix ans ou les périodes d’embauche duraient plusieurs années, puis ensuite ce fut des cycles de très courte durée, à peine quelques mois, de quoi décourager tout candidat prêt à dépenser 50 000 $ Can. pour avoir des licences qui ne lui serviront peut être pas. Il n’est pas donné à tous de pouvoir patienter plusieurs années pour espérer être embauché comme copilote au salaire minimum pendant deux à trois ans avant d’imaginer pouvoir intégrer le poste de copilote dans une compagnie régionale.
Mais ce temps-là est bel et bien révolu, parce qu’actuellement la plupart des pilotes trouvent chaussures à leurs pieds à peine un an après avoir fini leur formation.
"Le rêve est bien devenu réalité" pour les futurs pilotes.
Le seul hic dans l’histoire c’est qu’avant pour devenir pilote de ligne, il fallait passer généralement par la qualification instructeur et y travailler pendant deux à trois ans, mais maintenant cela est de moins en moins nécessaire ce qui a pour conséquence que les compagnies puisent à même les écoles de pilotage et il en découle une :
"Pénurie d’instructeur" pour les écoles de pilotage.
Est-ce que devenir instructeur est toujours pertinent pour un futur pilote ?
Oui ! la formation d’instructeur de vol est un plus au niveau des connaissances, mais aussi pour le travail en équipage, la communication, la confiance en l’autre et en ses propres réflexes.
Le travail comme instructeur reste une étape très valorisante, surtout quand on forme un futur pilote et qu’on le croise plus tard dans le hall d’une aérogare avec son uniforme et ses gallons.
Mais c’est aussi un métier à part entière, la plupart ne voient que les jeunes instructeurs qui débutent mais ne voient pas les autres classes d’instructeurs, un classe 2 peut superviser les autres et devenir chef instructeur, si en plus il est Multi/IFR avec un peu d’expérience il peut aussi travailler au CEGEP de Chicoutimi ou rentrer comme inspecteur à Transports Canada.
Il peut aussi devenir examinateur indépendant et pourquoi pas, s’il a une âme d’entrepreneur, ouvrir sa propre école.
La demande pour les instructeurs est grandissante, ce qui sous-entend que les conditions vont automatiquement être meilleures.
Devenir pilote de ligne demande beaucoup d’expérience et la formation "Instructeur de vol" est un bon moyen d’acquérir de l’expérience et des connaissances.

 

 

 

Tag(s) : #Devenir pilote

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